Mise en sécurité de toiture, ce qu’il faut savoir !

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Une toiture endommagée par une tempête, une fuite persistante ou des tuiles descellées exige une réaction rapide. Mais au-delà de l’urgence, toute toiture nécessitant des interventions régulières d’entretien doit être équipée pour que ces passages se déroulent dans des conditions conformes à la réglementation.

Ces deux dimensions, souvent confondues sous le terme de mise en sécurité, font appel à des techniques, des délais et des budgets très différents.


Deux types de mise en sécurité à distinguer



L’équipement permanent pour les interventions en hauteur

La mise en sécurité d’un bâtiment suit trois étapes, un audit de la structure, l’installation des dispositifs (points d’ancrage, lignes de vie EN 795, garde-corps EN 13374), puis leur contrôle périodique obligatoire.

Une fois équipé, le bâtiment reste accessible en toute sécurité aux différents corps d’état, qui se harnachent sur ces points fixes sans remonter de protection temporaire à chaque passage.

La mise en sécurité d’urgence

Après une tempête ou un sinistre, le couvreur intervient en urgence pour bâcher la zone endommagée, fixer les éléments instables et étayer la charpente si nécessaire.

Cette protection provisoire met le bâtiment hors d’eau en attendant les travaux définitifs et le constat dressé sur place appuie la déclaration auprès de l’assureur. 

Quand la mise en sécurité est-elle obligatoire ?

Le Décret 2004-924 et l’article R4323-58 du Code du travail imposent aux maîtres d’ouvrage d’équiper tout bâtiment pour permettre des interventions d’entretien en sécurité. 

Cette obligation s’applique dès la conception du bâtiment et concerne toutes les toitures accessibles pour maintenance, quelle que soit la durée des travaux envisagés.

Pour les ERP et les bâtiments industriels, des contrôles périodiques des équipements de sécurité sont obligatoires. En copropriété, le plan pluriannuel de travaux doit intégrer la mise en conformité des équipements de toiture.

Les équipements de sécurité selon le type de toiture



Toiture en pente

Sur les toitures inclinées, la sécurisation repose d’abord sur des garde-corps de rive conformes à la norme EN 13374, complétés par des échelles de toit fixes ou démontables, des crochets de sécurité et des lignes de vie inclinées. Le choix du garde-corps dépend ensuite de l’angle de la pente. 

Une classe A suffit sous 10°, la classe B couvre les pentes jusqu’à 30°, tandis que la classe C s’impose au-delà. C’est donc ce paramètre qui conditionne la conformité réglementaire de l’installation. 

Toiture terrasse et toiture plate

Sur une toiture terrasse, la priorité est de sécuriser le pourtour avec des garde-corps périphériques. 

Pour les déplacements en zone centrale, on ajoute ensuite des lignes de vie horizontales, ainsi que des protections spécifiques autour des puits de lumière, des exutoires et des trappes d’accès, qui constituent autant de points de chute potentiels. 

Enfin, des chemins de circulation délimités organisent les déplacements et évitent toute approche involontaire des bords. 

Le processus d’intervention en 3 phases


1. Diagnostic

Le prestataire inspecte la toiture pour évaluer son état, recenser les équipements existants et identifier les points de non-conformité. Ce rapport écrit constitue la base contractuelle de l’intervention et protège le maître d’ouvrage en cas de contrôle administratif.

2. Intervention

Selon la configuration de la toiture, l’intervention mobilise cordistes, nacelles ou échafaudages. Pour les urgences, les équipes interviennent sous 24 à 48 heures. Pour les équipements permanents, les délais sont définis lors du diagnostic.

3. Réception et certification

Le prestataire remet un rapport de fin de chantier. Pour les équipements permanents, un procès-verbal de réception et un certificat de conformité aux normes EN 795 et EN 13374 sont obligatoires. Ces documents doivent être conservés pour les contrôles périodiques.

Quel budget prévoir ?

Type d’interventionFourchette indicative
Bâchage d’urgence300 € à 1 500 € selon surface
Installation garde-corps toiture150 € à 400 € par mètre linéaire
Ligne de vie toiture1 500 € à 6 000 € selon linéaire
Points d’ancrage certifiés200 € à 500 € par point
Audit diagnostic seul300 € à 700 €

Ces montants n’incluent pas les travaux de réparation structurelle éventuellement identifiés lors du diagnostic.

Oui, dans une certaine mesure. Le Code du travail, issu notamment du décret 2004-924, impose que toute intervention en hauteur s’effectue en sécurité, en privilégiant les protections collectives comme les garde-corps.

Aucun texte n’oblige à équiper chaque toiture de dispositifs permanents, mais dès que des interventions régulières sont prévues, leur installation devient la solution la plus fiable pour répondre à cette exigence.

Toute intervention sur toiture doit être précédée d’une vérification des équipements de protection en place. Sur une toiture équipée, les intervenants doivent utiliser des EPI conformes connectés aux points d’ancrage ou aux lignes de vie.

La sécurisation passe par l’installation d’équipements permanents adaptés au type de couverture : garde-corps périphériques, lignes de vie et points d’ancrage certifiés. Le choix dépend de l’angle de pente, de la surface et de la fréquence des interventions.

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